CAPOEIRA

 Saison 2016-2017

Salle de danse

6/13 ans – Mardi 18h – 19h

Ado et adulte – Mardi 19h – 20h30

Certificat Médical Obligatoire
avec la mention « autorisation de la pratique des compétitions »


capoeira / ACL Beaulieu
Enseignant : 
Sébastien Villermet (Motorista) mail

Sébastien (prof de capoeira)


Responsable de l’activité :
Katia Bradtke (mail)


Art martial et art de vie

Il s’agit en réalité de perturber l’espace de son partenaire par des déplacements, des attaques, des défenses, des stratégies, des feintes… Si les coups ne semblent pas toujours atteindre leur but, comme en boxe par exemple, ce n’est pas parce que le coup n’est pas « porté »,
mais parce qu’il est esquivé.

Chaque geste participe à un dialogue corporel et appelle une « réponse » de la part du partenaire. À partir du mouvement de base de la ginga, toutes les combinaisons sont possibles. La place est donc faite à l’expressivité, à la créativité et au dialogue, puisqu’il serait illusoire de croire que cette lutte. Elle est totalement improvisée (même si la mémorisation et l’assimilation comptent) et joue d’ailleurs sur un effet de surprise permanent.

La capoeira est totalement imprévisible, c’est pourquoi il n’y a jamais de gagnant ni de perdant définitifs et que l’on considère moins l’autre comme un adversaire que comme un partenaire : on ne se bat pas contre, mais on lutte, on joue avec. C’est également cette ouverture d’esprit qui permet à chacun de développer son jeu, dans un état d’esprit non compétitif et non agressif :

La force, la souplesse, la tonicité, l’agilité ou l’amplitude des mouvements se travaillent selon les capacités et le rythme de chacun. La condition physique n’est pas un prérequis, elle vient avec le temps, à force d’entraînement. Il est plus important d’affiner sa vision du jeu que de « gonfler » ses muscles…

La capoeira contribue à développer notamment la psychomotricité, la conception spatio-temporelle, la coordination, l’équilibre, la mémorisation, le sens de la stratégie, la perception du rythme, le contrôle des émotions, etc. Les capoeiristes ne sont pas tous de jeunes athlètes qui rivalisent d’acrobaties, tout le monde peut pratiquer.

La roda : espace clos par l’orchestre, les acteurs et les spectateurs dans des rôles interchangeables, réciproques. Tous sont actifs et acteurs, jusqu’au « spectateur » qui à la fois observe avec attention le jeu qui se déroule au centre de la roda, marque le tempo en frappant des mains, reprend le chœur de la chanson et peut, à tout moment, « acheter » (couper) le jeu et se faire acheter à son tour. Tous forment un tout et chacun peut à loisir jouer, chanter, taper des mains, jouer de la musique.

La musique : Le Berimbau mène le jeu. Il « enseigne » et imprime son rythme aux autres instruments de percussion (pandeiro, atabaque, agogo…) et aux frappements de main (une autre sorte de percussion, finalement, destinée notamment à encourager les joueurs…). La musique donne le rythme mais aussi le style de jeu.

Les chants : une personne entonne un « solo », en général celle qui joue du berimbau, et les capoeiristes répondent en chœur. Le répertoire est essentiellement en brésilien, teinté de termes africains et nourri de thèmes « antiques » (l’esclavage, les capoeiristes illustres, des scènes de vie …), et peut également guider ou commenter le type de jeu qui a lieu au cœur de la roda. Ces chants font partie de la tradition de transmission orale de l’histoire de la capoeira et des capoeiristes et font aussi l’objet d’improvisations ou de créations qui enrichissent ce patrimoine.

la démo de capoeira
démo de capoeira sept. 2015
juin 2014
juin 2014

ACL BEAULIEU CAPOEIRA 2014